14 mars, Créteil

Première de Je ne suis pas féministe, mais… au Festival International de films de femmes de Créteil, en présence des réalisatrices et Christine Delphy. Projection suivie d’une rencontre avec Christine Delphy et les réalisatrices, animée par Ghaïss Jasser et les rédactrices de la revue Nouvelles Questions féministes (NQF)

feminisme
http://www.filmsdefemmes.com/fr/editions/sections-paralleles/2015/6176

C’est sur une note d’espoir que se termine le film Je ne suis pas féministe, mais… car Christine Delphy nous promet, malgré tout ce qui reste à faire, un changement certain chez les générations futures. Sa confiance nous rassérène mais nous ne pouvons échapper à une nostalgie presque douloureuse qui nous accompagne tout le long de ce film réalisé par les soeurs Tissot en hommage à la sociologue, théoricienne et militante féministe. Ce film est parsemé de pépites : pépites d’archives, pépites de réflexions qui, loin de pouvoir résumer la pensée foisonnante de Christine, l’esquissent seulement et nous renvoient incessamment à la lecture et à la relecture de ses oeuvres. Depuis l’âge de onze ans, la féministe en herbe pose à ses amies des questions qui portent déjà les germes de sa réflexion sur le travail domestique : « Pourquoi les femmes cirent les chaussures de leur mari ? » L’évocation de son enfance, de ses parents, de « sa vie amoureuse qui commence par des cha- grins d’amour » est d’autant plus émouvante qu’el- le nous révèle une Christine aussi fragile que résistante, une Christine dont le délicieux humour est parfois tendre et d’autrefois cinglant. « Le féminisme a donné un sens à ma vie – dit-elle – mais ne m’a pas rendue heureuse, d’ailleurs – ajoute-t-elle – je ne sais pas ce que c’est être heureuse mais je sais que je me mets souvent en colère et je pense que les femmes ne se mettent pas assez en colère ! » Entre archives et paroles de Christine, un déferlement d’informations s’accélèrent même pour les initié-e-s. Nous sommes alors tenté-e-s d’arrêter l’image, de revenir un peu en arrière pour poser d’autres questions ou tout simplement pour prolonger le parfum d’un souvenir. Enfin, le féminisme n’est certes pas un passeport pour le bonheur, comme l’a évoqué Christine ; mais sans le féminisme, le risque est grand de perdre nos plus précieux repères.
Ghaïss Jasser

 

Séance : « Femmes/genre/cinéma », animée par Ghaïss Jasser. Signature au stand de la librairie Violette@Co du livre de Christine Delphy « Pour une théorie générale de l’exploitation » avec la Revue Nouvelles Questions Féministes.

https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2015/03/04/preface-de-melissa-blais-et-isabelle-courcy-a-louvrage-de-christine-delphy-pour-une-theorie-generale-de-lexploitation/
affiche-2015-festival-films-de-femmes-creteil

 

 

 

 

 

 

 

http://yagg.com/2015/03/11/beatrice-dalle-invitee-dhonneur-du-37e-festival-international-de-films-de-femmes-de-creteil/

16h30

Maison des arts de Créteil, Place Salvador Allende, 94000 Créteil. Métro Ligne 8, arrêt Créteil Préfecture.

 

 

 

 

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